Château Cabannieux, Graves rouge 2012

C’était le vendredi 1er avril 2016. Comme chaque année, je suis allé au Salon des Vignerons Indépendants  de Bordeaux à la recherche de quelques bouteilles et à la rencontre de leurs producteurs.

Je cherchais donc, entre autres choses, des vins de Bordeaux. Et c’est là, au détour d’une allée, que cette jolie étiquette attira mon regard, Château Cabannieux, rouge 2012 (pas de lien ici car, apparemment, leur site internet n’est pas à jour!):

La dégustation sur place est tout de suite positive. Ce millésime 2012 est en effet rapidement séduisant : le nez est très flatteur, gourmand avec une prédominance du fruit. En bouche, l’attaque est franche mais sans être agressive, j’ai du fruit (beaucoup même), de la minéralité, et un côté légèrement épicé. Malheureusement, à l’heure où je le déguste, c’est la fin de la visite et mon palais n’est peut-être plus aussi clairvoyant ! Mais je l’achète.

Le week-end dernier, nous en avons donc ouvert une bouteille.

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Les souvenirs de la première dégustation remontent tout de suite à la surface : du fruit (cassis, …), des épices, de la minéralité et surtout une belle structure. Malgré tout, ce qui m’impressionne le plus, c’est la sensation de fraîcheur, de facilité. Comme un vin plaisir à boire entre copains ! Je trouve que c’est un vin très polyvalent. Son côté fruité le rend très facile à boire, tandis que sa structure, sa corpulence lui donnent assez de puissance pour accompagner une cuisine relevée.

Pour l’accompagner, nous avons essayé – et approuvé – deux plats en famille ce week-end.

Le premier, le samedi soir,  nous a un  peu fait voyager vers le Nord, vers la Laponie suédoise. J’ai préparé ma recette préférée de rôti de porc, celle de  Magnus Nilsson, un chef suédois que j’adore. Ce plat est très simple à faire puisqu’il s’agit d’oublier la viande de longues heures dans le four à une température modérée afin qu’elle devienne complètement fondante. Il y a quand même deux autres détails importants à connaître. Le premier est la qualité du cochon : le boucher m’a conseillé du porc basque. Le second est le morceau: Magnus Nilsson utilise de l’échine et c’est effectivement indispensable. Pour avoir fait la recette avec d’autres parties du cochon, seule l’échine permet d’obtenir un résultat aussi moelleux.

Voici le résultat à la sortie de four :

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Pour l’accompagner, il y avait une crème d’ail frais et, en légumes, une petite cocotte de fèves (de ma femme, je précise). Que des produits de saison !

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Le dimanche midi, nous avons opté pour un repas de Fête des Mères pour le moins original avec des kebabs revisités, ou tortillas version libanaise au choix : poulet mariné aux oignons rouges et mélange d’épices à la Libanaise de Jean-François Piège tiré de son livre « Côté Crillon, Côté Maison », crème à la menthe et au sumac, le tout emmailloté dans des tortillas de blé maison.

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A chaque fois, le vin s’est montré à la hauteur des saveurs des plats. Avec la crème d’ail, sa minéralité a contrebalancé le gras de la crème et son fruité ne s’est pas laissé envahir par la saveur si particulière de l’ail. Avec le poulet à la libanaise, au contraire, sa fraîcheur naturelle et sa souplesse ont adouci la chaleur des épices.

Définitivement, c’est un vin que je n’hésiterai pas à réessayer sur des plats exotiques. Je pense notamment à un poulet tandoori, ou, si l’été arrive enfin, à des viandes marinées cuites au barbecue. De même, son caractère assez frais me donne envie de l’essayer à l’apéritif.

En fait, à bien y réfléchir, je crois que ce vin n’est fait que pour une seule chose : la convivialité.

2 réflexions au sujet de « Château Cabannieux, Graves rouge 2012 »

    1. Merci ! Merci, Eva.
      Pour essayer, voici quelques infos de plus pour les recettes.
      Pour le rôti, il faut commencer la cuisson 5 bonnes minutes à 250°C, ajouter des échalotes, de l’ail écrasé, baisser la température à 140/150°C et attendre (pour un rôti d’un peu plus d’un kilo c’est deux bonnes heures !) en arrosant et remuant les échalotes de temps en temps. En fin de cuisson, il faut ajouter un verre de vin blanc (j’ai une préférence pour un sauvignon). La viande doit être fondante. L’avantage de ces températures modérées, c’est qu’on n’est pas à une minute près pour passer à table !
      Pour la crème d’ail : blanchir 2/3 min les gousses de deux têtes d’ail frais puis les cuire pendant 15 minutes dans 25 cl de crème liquide. Pour donner plus de goût, on peut aussi faire revenir les reste de parage du rôti pour en récupérer les sucs. Mixer la sauce et la filtrer au chinois (super important pour un aspect bien lisse !). La préparation peut être faite un peu en avance.
      Pour le poulet, tout est dans le mélange d’épices : 10 g de graines de cumin, 10g de graines de fenouil, 10 g de badiane en poudre, 20 g de sumac, 10 g de fleur de thym, 20 g de piment en poudre, 30 g de noix de coco râpée, 20 g de graines de sésame blanc grillées, le tout concassé ensemble. On fait mariner au moins 2 heures puis on saisit le poulet à la poêle avec sa marinade. Pour la sauce, c’était un peu plus improvisé ! Donc, pas de recette ici. Je pense aussi qu’il faut garder l’esprit « street food » du plat : une préparation rapide avec les ingrédients du frigo et du placard, une marinade écourtée donnera des résultats tout aussi sympathiques.
      Pour le vin, il faut que je regarde encore où en trouver car il me manque déjà.

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